Ce rendez-vous s’inscrit dans une dynamique de structuration, de coordination et d’harmonisation des initiatives numériques au sein de l’administration publique. Elle traduit la volonté des plus hautes autorités de l’État de renforcer l’efficacité de l’action publique grâce à un pilotage stratégique unifié des systèmes d’information, levier essentiel de modernisation administrative, de transparence et d’amélioration de la qualité du service public
Cette nouvelle dynamique vise, entre autres, à renforcer la gouvernance des systèmes d’information de l’État et clarifier les rôles des différents acteurs ; assurer une meilleure coordination et cohérence des projets numériques sectoriels ; présenter les orientations stratégiques nationales en matière de digitalisation et d’innovation ; favoriser l’alignement des acteurs techniques et institutionnels autour d’une vision commune ; identifier les priorités opérationnelles à court, moyen et long termes.
Améliorer la performance de l’administration
À cet effet, le ministre de l’Economie numérique a rappelé les avancées significatives réalisées grâce au cadre légal et réglementaire en vigueur, permettant désormais un encadrement plus structuré des projets numériques de l’État. Il a souligné la nécessité d’un changement de paradigme afin de passer d’initiatives isolées à une approche intégrée, cohérente et interopérable.
La transformation numérique constitue un levier stratégique pour améliorer la performance de l’administration, renforcer la confiance des citoyens et soutenir la compétitivité de l’économie nationale.
Les priorités reposent notamment sur un pilotage central renforcé des systèmes d’information ; l’élaboration et la mise en œuvre de schémas directeurs des systèmes d’information sectoriels ; une gouvernance modernisée, agile et orientée résultats ; la mutualisation des ressources et l’optimisation des investissements publics numériques.
Cinq piliers complémentaires
La stratégie nationale de digitalisation repose sur une approche structurée articulée autour de cinq piliers complémentaires. Tout d’abord les réformes et cadre réglementaire, à travers la consolidation d’un environnement juridique favorable à l’innovation, garantissant la sécurité juridique, la protection des données et la conformité des systèmes d’information.
Puis les infrastructures numériques, en modernisant des plateformes technologiques de l’État, renforçant les capacités d’hébergement, de connectivité et de cybersécurité.
Le troisième pilier est la digitalisation et la dématérialisation des services publics qui se caractérisent par la simplification des procédures administratives, le développement de plateformes numériques intégrées et l’amélioration de l’expérience usager.
En quatre, l’entrepreneuriat national et les compétences locales permettent de valoriser l’expertise nationale, promouvoir l’innovation locale et développer des compétences numériques.
Enfin, l’économie et l’administration basées sur la donnée est le gage d’une gouvernance de la donnée permettant une prise de décision plus efficace, fondée sur des indicateurs fiables et exploitables.
Échanges interactifs
Les discussions ont permis d’identifier les contraintes techniques et organisationnelles rencontrées dans la mise en œuvre des projets numériques. Elles ont également permis de clarifier les priorités stratégiques, de recueillir les contributions des acteurs opérationnels et de renforcer l’adhésion collective à la vision portée par le Gouvernement.
Les autorités n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. Pour les prochaines étapes, ils prévoient la mise en place d’un cadre de concertation permanent entre le ministère et les DSI ; l’élaboration progressive des schémas directeurs des systèmes d’information sectoriels ; l’identification des projets prioritaires à fort impact pour les citoyens et les entreprises ; le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des équipes ; le suivi régulier des indicateurs de performance de la transformation numérique.
Cette nouvelle approche qui devrait aboutir à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique ; la réduction des délais de traitement des procédures administratives ; le renforcement de la transparence et de la traçabilité ; l’amélioration de l’expérience usager ; l’optimisation des ressources publiques grâce à la mutualisation des solutions numériques ; et la contribution à la modernisation de l’économie nationale.
Avec la Comgouv