Libre-propos : Orna Okomo s’oppose à la rétroactivité de la régularisation foncière au Gabon

Dans un post publié sur sa page facebook, le 6 février, Orna Okomo, ancienne candidate déclarée aux élections de 2025 pour la dispora et diplômée en gestion et négociation immobilière émet des réserves sur les modalités mis en œuvre pour la régularisation foncière au Gabon. Invoquant le principe de non-retroactivité, elle dénonce une injstice sociale.

Dois-je me cacher pour dire NON à la régularisation foncière telle qu’elle est menée au Gabon ?

Je suis contribuable, citoyenne gabonaise, diplômée en gestion et négociation immobilière, ancienne candidate déclarée aux élections de 2025 pour la diaspora.

Très clairement : je m’oppose à cette régularisation foncière lorsqu’elle fait payer aux populations le prix des carences passées de l’État.

Reconnaître le désordre foncier est une chose.

Mais faire supporter les coûts de ce désordre à des populations installées depuis des années, en est une autre. C’est un manque d’équité, de justice et de responsabilité publique.

😓600 000 FCFA pour 0 à 2 000 m²

😫1 200 000 FCFA pour 2 000 à 4 999 m²

🥵dans un délai de 4 mois

C’est une injustice sociale manifeste, lorsqu’on sait ce qu'est: Une violation du principe de non-rétroactivité

La loi n’est pas rétroactive. Retenez le bien.

Les populations déjà installées ne peuvent être soumises à de nouveaux frais pour régulariser des situations anciennes, tolérées, organisées par l’État lui-même.

De nombreux propriétaires ont : acheté légalement leurs terrains, aménagé et viabilisé à leurs frais, parfois cédé gratuitement une partie de leurs terres pour créer des voies et passages publics, sans aucune aide de l’État.

Dans ces conditions, l’État ne peut pas aujourd’hui leur présenter une facture.

Ne nous parlez pas de “mise en conformité administrative”. Non.

Lorsqu’on impose des charges financières nouvelles à des situations anciennes, ce n’est plus une simple formalité administrative. C’est une sanction déguisée, appliquée à des citoyens qui ont subi des défaillances institutionnelles, cadastrales et administratives.

Oui, la régularisation foncière est nécessaire. Mais elle doit d'abord être réparatrice, juste, et différenciée. Les anciens acquéreurs légaux doivent être automatiquement exonérés.

Cette initiative gouvernementale ne devrait concerner que les acquisitions à compter de 2026, et non celles antérieures.

NB: Un peuple qui ignore ses droits sera toujours abusé.

Modèle Avenir.

Orna Okomo