Alors que le Gabon se donne comme challenge d’autonomiser la production de poulets de chair à partir du 1er janvier 2027, le plan national de surveillance intégrée de l’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est un instrument indispensable pour accompagner l’objectif d’augmentation maitrisée de la production.
En effet, les experts réunis à Nkok se sont accordés sur l’urgence de prévénir la maladie à la source animale avant qu’elle ne diffuse. Les conséquences étant dévastatrices pour la filière avicole, sur le plan économique et sanitaire.
« Deux tiers des maladies intectieuses humaines proviennent des animaux et cette proportion peut atteindre 75% pour les maladies émergentes », a indiqué le Dr Yacinthe Guigma, coordinateur technique du projet.
Sur le plan technique, le suivie sera particulièrement accentué dans les élévages, les marchés à volailles et certaines zones à risque comme les points d’eau ou les espaces fréquentés par les oiseaux migrateurs. Les capacités des laboratoires seront renforcées, les agents et les éléveurs seront formés et les systèmes d’alerte pour détecter plus tôt les foyers seront améliorés.
Lisa Biveghe