OEACP : vers le renforcement du rôle du secteur privé

En présidant le sommet des Affaires, en marge du 11e sommet de l’OEACP à Malabo, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a mis un accent particulier sur le rôle central du secteur privé dans la mobilisation d’instruments financiers innovants pour soutenir un développement durable au sein des états membres de l’OEACP.

Le sommet des Affaires et du secteur privé de l’OEACP, tenu en marge du 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de Gouvernement, a vu la participation des décideurs publics et acteurs économiques autour d’un objectif commun, à savoir, faire du secteur privé un levier de transformation économique, d’investissement et d’innovation au sein de l’espace OEACP.

Une façon de reconnaître le rôle moteur du secteur privé en tant que partenaire stratégique pour l'investissement, l'emploi et la transformation structurelle des économies, notamment à travers les partenariats public-privé (PPP). 

À cet effet, l’accent a été mis sur l’industrialisation des économies ; la transition numérique et le développement des PME, avec une attention particulière portée à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes ; ⁠l’innovation et la transition numérique.

                                  Les secteurs à fort potentiel de transformation

Enumérant les secteurs à fort potentiel de transformation, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a mis en avant l’énergie, les infrastructures et services numériques, la valorisation durable des écosystèmes forestiers, le renforcement de la souveraineté alimentaire sur l’ensemble de la chaîne de valeur comme des leviers prioritaires de création d’emplois et de valeur ajoutée locale.

Il a, en outre, appelé à lever les contraintes structurelles liées au financement, à la réglementation, aux infrastructures et à la sécurité juridique, tout en encourageant une collaboration renforcée entre acteurs publics et privés.

                                    Soutenir les investissements durables

Dans cette dynamique, le Chef de l’État a plaidé pour l’identification et la mobilisation d’instruments financiers innovants, notamment à travers le renforcement des partenariats public-privé, le recours à des mécanismes d’échange dette-développement ainsi que le développement d’obligations vertes et bleues, afin de soutenir les investissements durables.

Le Président de la République a également mis en lumière les défis liés à l’urbanisation, notamment la pression démographique et les enjeux d’aménagement du territoire, appelant à une planification plus adaptée aux réalités actuelles.

Il a insisté sur le fait que cette ambition dépasse le cadre national, soulignant que les défis liés à l’énergie, à l’eau, aux infrastructures et à l’aménagement urbain nécessitent une réponse collective. Il a ainsi appelé à une solidarité active et à une coordination renforcée entre les États membres, avec l’accompagnement de l’OEACP.

Avec la Comprésidentielle